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SUPREME COURT OF CANADA ‑‑ JUDGMENTS TO BE RENDERED IN LEAVE APPLICATIONS

OTTAWA, 2008-11-10.  THE  SUPREME  COURT  OF  CANADA  ANNOUNCED  TODAY  THAT  JUDGMENT  IN  THE  FOLLOWING  APPLICATIONS  FOR  LEAVE  TO  APPEAL  WILL  BE  DELIVERED  AT  9:45  A.M.  EST  ON  THURSDAY, NOVEMBER 13,  2008.  THIS  LIST  IS  SUBJECT  TO  CHANGE.

FROM:  SUPREME  COURT  OF  CANADA  (613) 995‑4330

 

COUR SUPRÊME DU CANADA ‑‑ PROCHAINS JUGEMENTS SUR DEMANDES D’AUTORISATION

OTTAWA, 2008-11-10.  LA  COUR  SUPRÊME  DU  CANADA  ANNONCE  QUE  JUGEMENT  SERA  RENDU  DANS  LES  DEMANDES  D’AUTORISATION  D’APPEL  SUIVANTES  LE  JEUDI 13 NOVEMBRE  2008,  À  9 H 45  HNE.  CETTE  LISTE  EST  SUJETTE  À  MODIFICATIONS.

SOURCE:  COUR  SUPRÊME  DU  CANADA  (613) 995‑4330

 

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1.  Jason Edward Weintz v. Her Majesty the Queen (B.C.) (Criminal) (By Leave) (32779)

 

2.  Grace Johnston v. Director of Vital Statistics of the Province of Alberta et al. (Alta.) (Civil) (By Leave) (32676)

 

3.  Mohammad Aslam Chaudry v. Attorney General of Canada (F.C.) (Civil) (By Leave) (32751)

 

4.  Andrea Lazare et al. v. Danica Louise Harvey et al. (Ont.) (Civil) (By Leave) (32728)

 

5.  Kenneth Kreiger v. Her Majesty the Queen (Ont.) (Criminal) (By Leave) (32756) 

 

6.  Henri Hazan c. Hôpital général juif Sir Mortimer B. Davis et autres (Qc) (Civile) (Autorisation) (32717)

 

7.  Mabe Canada Inc. v. 2849-9937 Québec Inc. et al. (Que.) (Civil) (By Leave) (32733)

 

 


32779    Jason Edward Weintz v. Her Majesty the Queen

(B.C.) (Criminal) (By Leave)

 

Charter of Rights - Criminal law - Evidence - Taking of bodily samples - Breath samples - Admissibility - Whether the Court of Appeal of British Columbia erred in law in failing to exclude a sample of the accused’s breath blown into the face of the officer upon his request, which led to a demand under s. 254(3) of the Criminal Code - Whether the Court of Appeal of British Columbia erred in failing to rule that this evidence was conscripted from the Applicant contrary to s. 7 of the Charter of Rights and Freedoms - Whether the Court of Appeal of British Columbia erred in failing to order that the results of the samples blown into the officer’s face ought to have been excluded - Criminal Code, R.S.C. 1985, c. C-46.

 

On December 12, 2004, a motor vehicle driven by the Applicant was observed crossing the centre line of the road on which it travelled, a number of times. A complaint was made to the RCMP and an officer was dispatched. When the officer located the vehicle, he observed two persons without seatbelts and he observed the vehicle wander between the centre line and the fog line. The officer stopped the vehicle and approached the driver’s side window. He spoke to the Applicant, advising him of the driving complaint and the seatbelt violation. While speaking with the Applicant, the officer detected the smell of alcohol coming from the vehicle. The officer asked the Applicant whether he had been drinking and before the Applicant responded, the passenger indicated that the smell was coming from him. The officer then asked the Applicant to exit the vehicle and instructed him to blow breath into the officer’s face. The Applicant complied with the request and the officer detected the smell of alcohol on the Applicant’s breath. As a result, the officer made an approved screening device (ASD) demand pursuant to s. 254(2) of the Criminal Code, R.S.C. 1985, c. C-46 (“Code”). The reading of the device was a fail. The Applicant was advised that he was under investigation for impaired driving. He was advised of his rights and a breathalyzer demand was made pursuant to s. 254(3) of the Code. The breathalyzer readings obtained indicated a blood alcohol level of 0.12. The Applicant was subsequently charged with impaired driving and driving with a blood alcohol level over .08 contrary to ss. 253(a) and 253(b) of the Code, respectively. The Applicant was convicted of the “over .08” charge and acquitted of impaired driving. His appeal against conviction was allowed on the basis that the “blow into the face” request was a violation of the Applicant’s ss. 7 and 8 Charter rights. The Court of Appeal unanimously reversed that decision.

 


March 24, 2006

Provincial Court of British Columbia

(Webb J.)

 

Applicant found guilty of driving with a blood alcohol content over .08 contrary to s. 253(b) of the Criminal Code

 

 

 

June 28, 2007

Supreme Court of British Columbia

(McEwan J.)

Neutral citation:  2007 BCSC 915

 

Appeal against conviction allowed

 

 

 

June 3, 2008

Court of Appeal for British Columbia

(Rowles, Newbury and Hall JJ.A.)

Neutral citation:  2008 BCCA 233

 

Appeal allowed

 

 

 

September 2, 2008

Supreme Court of Canada

 

Application for leave to appeal filed

 

 

 

 


 

 

 

32779   Jason Edward Weintz c. Sa Majesté la Reine

(C.-B.) (Criminelle) (Sur autorisation)

 

Charte des droits - Droit criminel - Preuve - Prélèvement de substances corporelles - Échantillons dhaleine - Admissibilité - La Cour dappel de la Colombie-Britannique a-t-elle commis une erreur de droit en nexcluant pas un échantillon de lhaleine que laccusé a soufflé au visage dun policier à la demande de celui-ci, ce qui a mené à lordre donné en vertu du par. 254(3) du Code criminel  - La Cour dappel de la Colombie-Britannique a-t-elle eu tort de ne pas statuer que cette preuve a été obtenue du demandeur par mobilisation, contrairement à lart. 7 de la Charte des droits et libertés - La Cour dappel de la Colombie-Britannique a-t-elle eu tort de ne pas statuer que les résultats des échantillons soufflés au visage du policier auraient dû être exclus? - Code criminel, L.R.C. 1985, ch. C-46.

 


Le 12 décembre 2004, un véhicule automobile conduit par le demandeur a été aperçu traversant à plusieurs reprises la ligne centrale de la route sur laquelle il circulait. Une plainte a été faite à la GRC et un agent a été envoyé. Lorsque lagent a repéré le véhicule, il a observé deux personnes qui ne portaient pas de ceinture de sécurité et a observé que le véhicule se promenait entre la ligne centrale et la ligne latérale. Lagent a intercepté le véhicule et sest approché de la glace du côté du conducteur. Il a parlé au demandeur, linformant que sa conduite avait fait lobjet dune plainte et de linfraction relative au port de la ceinture. Alors quil parlait au demandeur, lagent a détecté une odeur dalcool provenant du véhicule. Lagent a demandé au demandeur sil avait bu et avant que le demandeur réponde, le passager a affirmé que lodeur provenait de lui. Lagent a alors demandé au demandeur de sortir du véhicule et lui a demandé de lui souffler au visage. Le demandeur a obtempéré et lagent a détecté une odeur dalcool dans lhaleine du demandeur. En conséquence, lagent a ordonné au demandeur de fournir un échantillon dans un appareil de détection approuvé en vertu du par. 254(2) du Code criminel, L.R.C. 1985, ch. C-46 (le « Code »). Lappareil a indiqué que le demandeur avait échoué le test. Le demandeur a été informé quil était sous enquête pour conduite avec facultés affaiblies. Il a été informé de ses droits et un ordre de se soumettre à un alcootest a été donné en vertu du par. 254(3) du Code. Les lectures dalcootest obtenues indiquaient une alcoolémie de 0,12. Le demandeur a subséquemment été accusé de conduite avec facultés affaiblies et de conduite avec une alcoolémie supérieure à ,08 contrairement aux al. 253a) et 253b) du Code, respectivement. Le demandeur a été déclaré coupable relativement à laccusation dalcoolémie supérieure à ,08 et acquitté de laccusation de conduite avec facultés affaiblies. Son appel de la déclaration de culpabilité a été accueilli au motif que la demande de « souffler au visage » violait les droits du demandeur garantis par les art. 7 et 8 de la Charte. La Cour dappel a infirmé cette décision à lunanimité.

 


24 mars 2006

Cour provinciale de la Colombie-Britannique

(juge Webb)

 

Demandeur déclaré coupable de conduite avec une alcoolémie supérieure à ,08 contrairement à lal. 253b) du Code criminel

 

 

 

28 juin 2007

Cour suprême de la Colombie-Britannique

(juge McEwan)

Référence neutre : 2007 BCSC 915

 

Appel de la déclaration de culpabilité accueilli

 

 

 

3 juin 2008

Cour dappel de la Colombie-Britannique

(juges Rowles, Newbury et Hall)

Référence neutre : 2008 BCCA 233

 

Appel accueilli

 

 

 

2 septembre 2008

Cour suprême du Canada

 

 

Demande dautorisation dappel déposée

 

 

 


 

32676   Grace Johnston v. Director of Vital Statistics of the Province of Alberta and Kelly Barsness (also known as Kelly Johnston)

(Alta.) (Civil) (By Leave)

 

Administrative law - Permits and licences - Permit to disinter/reinter - RCMP constable killed in the line of duty - Constable buried in local cemetery - Ms. Barsness, his widow and administrator of his estate, applied to disinter and reinter him in official RCMP cemetery - Policy of Director of Vital Statistics gave wishes of administrator and widow priority over those of the parents of the deceased - No one shared equivalent priority with Ms. Barsness - No notice given to parents of deceased - Constables parents objected ‑ Whether guidelines, directives and other informal instruments should influence discretionary decision-making so as to facilitate consistency in law and practicality of use for administrative bodies - Whether duties of procedural fairness should mandate an express statutory requirement for notice before certain administrative decisions are made?

 

On March 3, 2005, Constable Lionides Johnston was killed while serving as a member of the RCMP near Mayerthorpe, Alberta. His wife, Kelly Barsness, is the Administrator of his estate. She and his parents agreed to inter his remains in a cemetery in Lac La Biche, Alberta. About two months after the burial, she became aware that there was a special cemetery for members of the RCMP at Depot, Saskatchewan. On April 27, 2007, she applied for a permit to disinter his remains and reinter them at that cemetery. The Director of Vital Statistics of the Province of Alberta granted the application and issued the disinter/reinter permit on May 1, 2007.

 


On July 6, 2007, she advised Mr. Johnstons parents, Grace and Ronald Johnston, of her intentions. They objected and immediately sent a three‑page handwritten letter to the Director, detailing their objections to the disinterment and reinterment of their sons remains. Mrs. Johnston also sought judicial review of the Directors decision to grant the permit. The application for judicial review was dismissed. Mrs. Johnston appealed, and a single judge of the Court of Appeal granted an interim stay of the disinterment pending appeal. The Court of Appeal dismissed the appeal.

 


October 15, 2007

Court of Queens Bench of Alberta

(Thomas J.)

Neutral citation: 2007 ABQB 597

 

Application for judicial review dismissed

 

 

 

May 16, 2008

Court of Appeal of Alberta (Edmonton)

(Ritter and Slatter JJ.A., Belzil J. (ad hoc))

Neutral citation: 2008 ABCA 188

 

Appeal dismissed

 

 

 

August 18, 2008

Supreme Court of Canada

 

Application for leave to appeal filed

 

 

 

August 25, 2008

Supreme Court of Canada

 

Motion to extend time filed

 

 

 


 

32676   Grace Johnston c. Directeur des statistiques de l’état civil de la province dAlberta et Kelly Barsness (alias Kelly Johnston)

(Alb.) (Civile) (Sur autorisation)

 

Droit administratif - Permis et licences - Permis dexhumation et de réinhumation - Un agent de la GRC a été tué dans lexercice de ses fonctions - La dépouille de lagent a été inhumée dans le cimetière local - Madame Barsness, la veuve de lagent et ladministratrice de sa succession, a demandé que sa dépouille soit exhumée et inhumée de nouveau dans un cimetière officiel de la GRC - La politique du directeur des statistiques de l’état civil a été de donner priorité aux volontés de ladministratrice et veuve sur celles des parents du défunt - Personne dautre ne partageait la priorité de rang de Mme Barsness - Aucun avis na été donné aux parents du défunt - Les parents du défunt se sont opposés à lexhumation et réinhumation ‑ Des lignes directrices, des directives et dautres instruments officieux devraient-ils influencer la prise de décision discrétionnaire afin de faciliter luniformité sur le plan juridique et la tâche des organismes administratifs? - Les obligations d’équité procédurale devraient-elles prescrire une obligation légale expresse de donner un avis avant la prise de certaines décisions administratives?

 

Le 3 mars 2005, lagent Lionides Johnston a été tué dans lexercice de ses fonctions de membre de la GRC près de Mayerthorpe (Alberta). Son épouse, Kelly Barsness, est ladministratrice de sa succession. Elle et les parents du défunt ont convenu dinhumer sa dépouille dans un cimetière à Lac La Biche (Alberta). Environ deux mois après linhumation, Mme Barsness a appris lexistence dun cimetière spécialement réservé aux membre de la GRC, à Depot (Saskatchewan). Le 27 avril 2007, elle a demandé un permis dexhumation de la dépouille de son mari et sa réinhumation dans ce cimetière. Le directeur des statistiques de l’état civil de la province dAlberta a accueilli la demande et délivré le permis dexhumation et de réinhumation le 1er mai 2007.

 

Le 6 juillet 2007, elle a informé les parents de M. Johnston, Grace et Ronald Johnston, de ses intentions. Ils sy sont opposés et ont immédiatement envoyé une lettre manuscrite de trois pages au directeur, précisant leurs objections à lexhumation et à la réinhumation de la dépouille de leur fils. Madame Johnston a également demandé le contrôle judiciaire de la décision du directeur. La demande de contrôle judiciaire a été rejetée. Madame Johnston a interjeté appel et un juge de la Cour dappel siégeant seul a accordé une suspension provisoire de lexhumation en attendant lappel. La Cour dappel a rejeté lappel.

 



15 octobre 2007

Cour du Banc de la Reine de lAlberta

(juge Thomas)

Référence neutre : 2007 ABQB 597

 

 

 

 

 

Demande de contrôle judiciaire rejetée16 mai 2008

Cour dappel de lAlberta (Edmonton)

(juges Ritter et Slatter, juge Belzil (ad hoc))

Référence neutre : 2008 ABCA 188

 

Appel rejeté

 

 

 

18 août 2008

Cour suprême du Canada

 

Demande dautorisation dappel déposée

 

 

 

25 août 2008

Cour suprême du Canada

 

Requête en prorogation de délai déposée

 

 

 


 

32751   Mohammad Aslam Chaudhry v. Attorney General of Canada

(F.C.) (Civil) (By Leave)

 

Canadian Charter of Rights and Freedoms ‑ Administrative law - Judicial review - Natural justice - Procedural fairness - Whether the Federal Court of Appeal interpreted the ambit of s. 11 of the Charter too narrowly by finding that its application to persons charged with an offence encompassed only criminal, quasi-criminal or regulatory offences - Whether the Federal Court of Canada erred in holding that the scope and applicability of the Canadian Bill of Rights is limited to proceedings before a court, tribunal or similar body - Whether costs should be awarded to the Crown, when the Crown is only providing services for which it has already been paid, through taxes - Whether the Federal Court of Appeal erred in failing to consider issues raised by the Applicant on appeal.

 

The Applicant commenced term employment with the Correctional Service of Canada in the Central Registry at Bath Institution and was put on a probationary period of twelve months from February 17, 2003 to February 16, 2004.  He was then appointed to an indeterminate position in the Central Registry at Millhaven Institution, during which the probationary period continued. He was placed in the position of Transfer Clerk, and later rotated to a less demanding position of Input and Releases Clerk, but was unable to keep up with his workload. The Applicants supervisor sought  ways for the Applicant to improve his job performance, and arranged a counselling meeting at which he was warned that being behind in his work was unacceptable. On February 6, 2004, the Applicant was given a memorandum, rejecting him on probation due to his inability to perform his duties and his poor relationships with office colleagues. The Applicant filed a grievance of that decision, and also filed a complaint. An arbitrator dismissed the grievance and the complaint.

 


April 13, 2007

Federal Court of Canada, Trial Division

(Simpson J.)

 

Application for judicial review dismissed

 

 

 

February 15, 2008

Federal Court of Appeal

(Nadon, Sexton and Ryer JJ.A.)

 

Appeal dismissed

 

 

 

August 1, 2008

Supreme Court of Canada

 

 

Application for leave to appeal filed

 

 

 

 

August 21, 2008

Supreme Court of Canada

 

Motion for an extension of time filed

 

 

 


 

32751   Mohammad Aslam Chaudhry c. Procureur général du Canada

(C.F.) (Civile) (Sur autorisation)

 

Charte canadienne des droits et libertés ‑ Droit administratif - Contrôle judiciaire - Justice naturelle - Équité procédurale - La Cour dappel fédérale a-t-elle interprété de façon trop restrictive la portée de lart. 11 de la Charte en concluant que son application aux « inculpés » se limitait aux infractions criminelles, quasi criminelles ou de nature réglementaire? - La Cour fédérale a-t-elle eu tort de statuer que la portée et lapplicabilité de la Déclaration canadienne des droits se limitaient à une instance devant une cour, un tribunal ou un organisme semblable? - Les dépens doivent-ils être adjugés à la Couronne, lorsque celle-ci ne fait que fournir des services pour laquelle elle a déjà été payée, par les taxes et impôts? - La Cour dappel fédérale a-t-elle eu tort de ne pas considérer des questions soulevées par le demandeur en appel?


Le demandeur est entré en fonction au Service correctionnel du Canada pour une période déterminée  au bureau central de l’établissement de Bath et il a été en stage probatoire de douze mois, du 17 février 2003 au 16 février 2004.  Il a ensuite été nommé à un poste pour une durée indéterminée au bureau central de l’établissement de Millhaven, pendant laquelle sa période de probation a continué. Il a été affecté au poste de préposé aux virements, puis, dans le cadre dune rotation, a été affecté au poste moins exigeant de préposé à la saisie des données et aux libérations, mais a été incapable de suivre le rythme de la charge de travail. Le superviseur du demandeur a cherché à trouver des façons daméliorer le rendement au travail du demandeur et a organisé une réunion dorientation, à laquelle on a averti le demandeur que le retard pris dans son travail était inacceptable. Le 6 février 2004, le demandeur sest vu remettre une note de renvoi en cours de stage en raison de son incapacité à sacquitter de ses fonctions et de ses mauvaises relations avec ses collègues de bureau. Le demandeur a déposé un grief relativement à cette décision et il a également déposé une plainte. Un arbitre a rejeté le grief et la plainte.

 


13 avril 2007

Cour fédérale

(juge Simpson)

 

Demande de contrôle judiciaire rejetée

 

 

 

15 février 2008

Cour dappel fédérale

(juges Nadon, Sexton et Ryer)

 

Appel rejeté

 

 

 

1er août 2008

Cour suprême du Canada

 

 

Demande dautorisation dappel déposée

 

 

 

 

21 août 2008

Cour suprême du Canada

 

Requête en prorogation de délai déposée

 

 

 


 

32728   Andrea Lazare, Jeff Lazare, Sandra Lazare and Matthew Lazare v. Danica Louise Harvey and Brian Arthur Bailey

(Ont.) (Civil) (By Leave)

 

Damages - Compensatory damages - Compensation for loss of future income - Appeals - Standard of review of jury finding - What is the appropriate standard to review a jurys verdict on the basis that it is unjust and unreasonable? - Did the Applicants meet the evidentiary burden that there was a real and substantial possibility that Andrea Lazare would suffer a loss of income in the future because of her injury, based on the evidence call by them and accepted by the jury? - Is it open for a jury to accept the evidence that Andrea sustained general damages in the amount of $290,000.00 on the balance of probabilities and reject her claim for loss of future income which requires a lesser onus of proof?

 

The Applicant Andrea Lazare was struck by the car owned by the Respondent Harvey and driven by the Respondent Bailey as she stood on the median. She was a 21-year-old student starting fourth year university at the time, and she suffered extensive injuries. The most significant injury was to her left leg, which developed into a life-long condition called lymphedema.  The Respondents admitted liability and brought no evidence at trial. In a trial by judge and jury, the jury assessed the Applicants non-pecuniary damages at $290,000, loss of past income at $30,000, loss of future income at zero, and damages under the Family Law Act, R.S.O. 1990, c. F.3 in the total amount of $43,300. The Applicant appealed the decision to award zero damages for loss of future income.

 


September 6, 2006

Ontario Superior Court of Justice

(Sachs J.)

 

Applicants action granted; damages awarded by jury

 

 

 

March 11, 2008

Court of Appeal for Ontario

(Laskin (dissenting), Lang and Juriansz JJ.A.)

 

Appeal on amount of damages for loss of future income dismissed

 

 

 

July 31, 2008

Supreme Court of Canada

 

Motion for an extension of time and application for leave to appeal filed

 

 

 


 


32728   Andrea Lazare, Jeff Lazare, Sandra Lazare et Matthew Lazare c. Danica Louise Harvey et Brian Arthur Bailey

(Ont.) (Civile) (Sur autorisation)

 

Dommages-intérêts - Dommages-intérêts compensatoires - Indemnisation de la perte de revenus futurs - Appels - Norme de contrôle de la conclusion dun jury - Quelle norme de contrôle convient-il dappliquer au verdict dun jury, jugé injuste et déraisonnable? - Les demandeurs se sont-ils acquittés du fardeau de présentation de la preuve selon laquelle il y avait une possibilité réelle et substantielle quAndrea Lazare subisse une perte de revenus futurs à cause de ses blessures sur le fondement de la preuve quils ont présentée et que le jury a acceptée? - Est-il loisible à un jury daccepter la preuve selon laquelle Andrea a subi des dommages-intérêts généraux de 290 000 $ selon la prépondérance des probabilités et de rejeter sa réclamation pour pertes de revenus futurs, dont le fardeau de la preuve est moins lourd?

 

La demanderesse Andrea Lazare a été frappée par la voiture appartenant à lintimé Mme Harvey et conduite par lintimé M. Bailey alors quelle était debout sur le terre-plein central. Elle était une étudiante âgée de 21 ans qui entreprenait sa quatrième année duniversité à l’époque et elle a subi dimportantes blessures. Sa blessure la plus importante, subie à la jambe gauche, est devenue une pathologie permanente appelée lymphoedème.  Les intimés ont admis leur responsabilité et nont pas présenté de preuve au procès. Au terme dun procès devant juge et jury, le jury a évalué les dommages-intérêts non pécuniaires de la demanderesse à 290 000 $, la perte des revenus antérieurs à 30 000 $, la perte des revenus futurs à zéro et les dommages-intérêts en vertu de la Loi sur le droit de la famille, L.R.O. 1990, ch. F.3 au montant total de 43 300 $. La demanderesse a appelé de la décision de naccorder aucuns dommages-intérêts au titre de la perte des revenus futurs.

 


6 septembre 2006

Cour supérieure de justice de lOntario

(juge Sachs)

 

Action des demandeurs accueillie; dommages-intérêts accordés par un jury

 

 

 

11 mars 2008

Cour dappel de lOntario

(juge Laskin (dissident), juges Lang et Juriansz)

 

Appel relatif au montant des dommages-intérêts au titre de la perte des revenus futurs rejeté

 

 

 

31 juillet 2008

Cour suprême du Canada

 

Requête en prorogation de délai et demande dautorisation dappel déposées

 

 

 


 

32756   Kenneth Kreiger v. Her Majesty the Queen

(Ont.) (Criminal) (By Leave)

 

Criminal law - Charge to jury - Parties to offence - Whether the Court of Appeal erred in holding that the trial judge did not err in leaving s. 21(2) of the Criminal Code with the jury as a basis for liability for murder - Whether the Court of Appeal erred in holding that the trial judge did not err in holding that the doctrine of recent possession was capable of proving the existence of a predicate offence as a basis for the application of s. 21(2) - Whether the Court of Appeal erred in failing to hold that the application of the doctrine of recent possession as a means of proving the application of s. 21(2) offended the mens rea requirement for murder - Criminal Code, R.S.C. 1985, c. C-46, s. 21.

 

The Applicant and a co-accused were charged with murder. The victim died from twelve gunshot wounds. The Applicant and the co‑accused fled the scene by jumping over a fence into a ravine. The police found the Applicant injured in the ravine a short time later. They also found a gold necklace belonging to the deceased hanging on the branch of a tree near the Applicant.

 


June 8, 2004

Ontario Superior Court of Justice

(Ewaschuk J.)

 

Applicant convicted of second degree murder

 

 

 


May 1, 2008

Court of Appeal for Ontario

(Laskin, Simmons and Lang JJ.A.)

Neutral citation:  2008 ONCA 336

 

 

 

 

 

Applicants appeal of conviction and sentence dismissedAugust 22, 2008

Supreme Court of Canada

 

 

Applications for an extension of time and for leave to appeal filed

 

 

 


 

32756   Kenneth Kreiger c. Sa Majesté la Reine

(Ont.) (Criminelle) (Sur autorisation)

 

Droit criminel - Exposé au jury - Parties à linfraction - La Cour dappel a-t-elle eu tort de statuer que le juge de première instance navait pas commis derreur en affirmant au jury quil pouvait sappuyer sur le par. 21(2) du Code criminel pour rendre un verdict de culpabilité pour meurtre? - La Cour dappel a-t-elle eu tort de statuer que le juge de première instance navait pas commis derreur en statuant que la doctrine de la possession récente permettait de prouver lexistence dune infraction sous-jacente comme fondement de lapplication du par. 21(2)? - La Cour dappel a-t-elle eu tort de ne pas statuer que lapplication de la doctrine de la possession récente comme moyen de prouver lapplication du par. 21(2) contrevenait à lexigence de mens rea en matière de meurtre?  - Code criminel, L.R.C. 1985, ch. C-46, art. 21.

 

Le demandeur et un coaccusé ont été accusés de meurtre. La victime est décédée de douze blessures par balle. Le demandeur et le coaccusé ont fui la scène en sautant par dessus une clôture dans un ravin. Peu de temps après, des policiers ont trouvé le demandeur, blessé, dans le ravin. Ils ont également trouvé un collier en or qui avait appartenu au défunt, suspendu à la branche dun arbre près du demandeur.

 


8 juin 2004

Cour supérieure de justice de lOntario

(juge Ewaschuk)

 

Demandeur déclaré coupable de meurtre au deuxième degré

 

 

 

1er mai 2008

Cour dappel de lOntario

(juges Laskin, Simmons et Lang)

Référence neutre : 2008 ONCA 336

 

Appel du demandeur de la déclaration de culpabilité et de la peine rejeté

 

 

 

22 août 2008

Cour suprême du Canada

 

 

Demandes de prorogation de délai et dautorisation dappel déposées

 

 

 


 

32717   Henri Hazan v. Sir Mortimer B. Davis Jewish General Hospital, Henri Ellaz, Charles Kaplan and Jean‑Marie Mallet

(Que.) (Civil) (By Leave)

 

Employment law - Reclassification of position - Employment status - Dismissal - Injunction - Damages - Defamation - Whether trial judge erred by issuing injunction against Applicant without basis for doing so - Whether trial judge wrongly found that Applicant not entitled to compensation for discriminatory conduct by Respondents - Whether Court of Appeal erred in fact and in law by denying Applicants motion to be relieved of consequences of failure to file factum within time limit.


The Applicant had been employed as a comptroller by the Jewish General Hospital, the Respondent, since April 1977 when, in September 1991, his position was reclassified and its title became financial management officer.  He never agreed to the reclassification or to the change in his employment status.  He went on sick leave on September 20, 1991 and never returned to work.  He received salary insurance benefits for 24 months, but on September 19, 1994, after an additional 12-month period, he lost his right to return to work.  The Applicant claimed to have suffered a serious injustice and in 1994 he initiated a heated battle with the Hospital and certain of its managers, including the three Respondent administrators.  In his correspondence, he complained of the treatment he had received and stated that he had been humiliated and oppressed and had been a victim of torture and sadism.  The parties entered into an agreement that was set down in a release signed on July 7, 1997, according to which the Applicant was deemed to have been reinstated in his position for the period from September 1994 to June 30, 1997, so that he could take advantage of a retirement program.  Under the agreement, he received $90,000 in compensation representing 18 months salary, after which his retirement took effect.  In return, he resigned from his position and undertook not to communicate further with anyone regarding the Hospital or its staff, or regarding his employment or the termination thereof.  Notwithstanding his undertaking, in September 1997, as soon as he had received the final payment, the Applicant resumed his campaign against the Hospital, complaining of the injustice he had suffered and alleging that he had been forced to sign the release.  The Hospital then served a formal demand on the Applicant and applied for an injunction ordering him to cease making what it called libellous and slanderous comments about it and not to come within 100 metres of the Hospitals premises except to receive medical care.

 


March 17, 2006

Quebec Superior Court

(Roy J.)

Neutral citation: 2006 QCCS 1390

 

Respondents action allowed in part; permanent injunction on communication issued against Applicant; Applicants cross-demand dismissed

 

 

 

May 28, 2007

Quebec Court of Appeal

(Delisle, Forget and Dutil JJ.A.)

Neutral citation: N/A

 

Applicants motion to be relieved of consequences of failure to file factum denied

 

                                     

 

 

 

May 28, 2008

Supreme Court of Canada

 

Applications for extension of time and leave to appeal filed

 

 

 


 

32717   Henri Hazan c. Hôpital général juif Sir Mortimer B. Davis, Henri Ellaz, Charles Kaplan et Jean‑Marie Mallet

(Qc) (Civile) (Autorisation)

 

Droit de lemploi - Reclassification demploi - Statut demploi - Congédiement - Injonction - Dommages - Propos diffamatoires - Est-ce que le juge de première instance a commis une erreur en imposant une injonction contre le demandeur sans fondement? - Est-ce que le juge de première instance a conclu à tort à labsence de droit à une compensation en raison des actes discriminatoires de la part des intimés? - Est-ce que la Cour dappel a commis une erreur de faits et de droit en refusant au demandeur sa requête pour être relevé du défaut de produire son mémoire dans les délais requis?

 

Le demandeur est employé de l'Hôpital Général Juif, intimé, depuis avril 1977 à titre de contrôleur budgétaire lorsquen septembre 1991 il est reclassifié et son titre d'emploi devient celui d'agent de la gestion financière.  Il n'accepte jamais ni sa reclassification, ni la modification de son statut d'emploi.  Il s'absente du travail pour cause de maladie à compter du 20 septembre 1991 et, de fait, ne reprend jamais le travail.  Le demandeur reçoit des prestations dassurance-salaire pendant 24 mois mais après une période supplémentaire de 12 mois, il perd ses droits de retour au travail à compter du 19 septembre 1994.  Le demandeur prétend être victime dune grave injustice et entreprend en 1994 une lutte ardente contre  l'Hôpital et certains de ses dirigeants, dont les trois administrateurs intimés.  Il dénonce dans sa correspondance le traitement qui lui est infligé et se dit humilié, opprimé, victime de torture et de sadisme.  Les parties concluent une entente faisant lobjet dune quittance signée le 7 juillet 1997.  Celle‑ci prévoit que le demandeur est, par fiction, réintégré à son poste de septembre 1994 au 30 juin 1997 afin quil puisse bénéficier dun programme de départ à la retraite.  Selon lentente, il reçoit une indemnité de 90 000 $ représentant 18 mois de salaire et, par la suite, il est mis à la retraite.  En contrepartie, il démissionne de son poste et s'engage à ne plus communiquer avec qui que ce soit au sujet de l'Hôpital ou ses préposés ni au sujet de son emploi et de la fin de celui‑ci.  Malgré son engagement, dès quil touche le dernier versement, le demandeur reprend sa campagne contre lHôpital en septembre 1997, dénonçant linjustice dont il est victime et alléguant quil a été forcé de signer la quittance.  LHôpital le met donc formellement en demeure demandant une injonction enjoignant au demandeur dune part, de cesser de tenir des propos qualifiés de calomnieux et diffamatoires à leur endroit et dautre part, de sabstenir de sapprocher à moins de 100 mètres de l’établissement de lHôpital sauf pour y recevoir des soins médicaux.

 


Le 17 mars 2006

Cour supérieure du Québec

(Le juge Roy)

Référence neutre: 2006 QCCS 1390

 

Accueille en partie l'action des intimés; émet une ordonnance d'injonction permanente de non-communication contre le demandeur; rejette la demande reconventionnelle du demandeur

 

 

 


Le 28 mai 2007

Cour d’appel du Québec

(Les juges Delisle, Forget et Dutil)

Référence neutre : S/O

 

Rejette la requête du demandeur pour être relevé du défaut de produire son mémoire

 

 

 

 

                Le 28 mai 2008

Cour suprême du Canada

 

Demandes en prorogation de délai et  d’autorisation d’appel déposées

 

 

 


 

               

32733   Mabe Canada Inc. v. 2849‑9937 Québec Inc., Consultant M. Sauvageau Inc.

(Que. (Civil) (By Leave)

 

Contracts - Contract for services - Resiliation - Contract for services to seek financing performed over several months and then unilaterally interrupted - Refusal to pay fees once financing obtained - Whether under current civil law there autonomous sanction for bad faith where contract for services resiliated unilaterally - Whether finding of bad faith justifies court in not applying specific rules for unilateral resiliation of contract for services - Civil Code of Québec, S.Q. 1991, c. 64, arts. 6, 7, 1375, 2125, 2126, 2129.

 

In 2000, Mabe retained the Respondents, who were project financing experts, to assist in obtaining financing it needed to expand.  The Respondents approached Investissement Québec, but their efforts were inconclusive.  Two years later, Mabe resiliated the Respondents contract and approached the same agency once again.  This time, a financing agreement was reached.  The Respondents claimed their fees, but Mabe refused to pay them.

 


November 20, 2006

Quebec Superior Court

(Corriveau J.)

 

Respondents awarded $309,464 in damages for resiliation in bad faith

 

 

 

May 5, 2008

Quebec Court of Appeal (Montréal)

(Rochon, Rayle and Morissette JJ.A.)

 

Applicants appeal dismissed

 

 

 

 

August 5, 2008

Supreme Court of Canada

 

 

Application for leave to appeal filed

 

 

 


 

32733   Mabe Canada Inc. c. 2849‑9937 Québec Inc., Consultant M. Sauvageau Inc.

(Qc) (Civile) (Autorisation)

 

Contrats - Contrat de service - Résiliation - Contrat de service en recherche de financement exécuté pendant quelques mois puis interrompu unilatéralement - Refus de payer les honoraires une fois le financement obtenu - Le droit civil en vigueur permet-il la sanction autonome de la mauvaise foi en cas de résiliation unilatérale dun contrat de service? - Une conclusion de mauvaise foi permet-elle au tribunal de soustraire les parties au régime particulier de la résiliation unilatérale dun contrat de service? - Code civil du Québec, L.Q. 1991, ch. 64, art. 6, 7, 1375, 2125, 2126, 2129.

 

En 2000, Mabe embauche les intimées, expertes en financement de projets, pour laider à obtenir le support financier nécessaire à son expansion. Les démarches des intimées sont faites auprès dInvestissement Québec mais ne sont pas concluantes. Deux ans plus tard, Mabe résilie le contrat des intimées et reprend elle-même ses démarches auprès du même organisme. Cette fois, une entente de financement est conclue. Les intimées réclament leurs honoraires mais Mabe refuse de les payer.

 


Le 20 novembre 2006

Cour supérieure du Québec

(La juge Corriveau)

 

Octroi de 309 464 $ en dommages-intérêts aux intimées pour résiliation de mauvaise foi

 

 

 


Le 5 mai 2008

Cour dappel du Québec (Montréal)

(Les juges Rochon, Rayle et Morissette)

 

Rejet de lappel de la demanderesse

 

 

 


 

 

Le 5 août 2008

Cour suprême du Canada

 

 

 

 

Dépôt de la demande dautorisation dappel

 

 

 


 

 



 

 

 

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